En 2022 mettez de la philosophie dans votre vie !

© Jean-Luc Walh

Nous vous souhaitons de prendre du temps et de la hauteur pour penser le monde et y prendre part de façon juste et éclairée

 

Pour vous y aider, nous vous proposons 9 nouveaux sujets dès
 le mardi 4 janvier 2022

par Pierre-Henri Tavoillot

Le matin de 11h30 à 13h

Certains ont pronostiqué la fin de l’autorité. C’est plutôt son retour qui se dessine. Dans la famille, pour contrer la tyrannie de l’enfant-roi, à l’école, pour renouer avec l’exigence d’instruction, en politique, bien sûr, où l’aspiration à un régime « fort » est plébiscitée, même chez les jeunes. Faut-il s’inquiéter de ce retour en grâce de l’autorité, 50 ans après Mai 68, ou se réjouir de la reconstruction des cadres et des repères après l’âge de la déconstruction ? Est-ce la même autorité ?

par Michel Eltchaninoff

Le matin de de 9h30 à 11h

C’est une drôle d’expression, qui désigne le fait aveugle de la vie en général, ou bien une qualité vague de vivacité — quand on dit par exemple de quelqu’un qu’il est très vivant. Mais pourquoi cette double signification ?  Peut-on être à la fois vivant et mort ? En interrogeant les deux termes les plus cruciaux de la philosophie, l’être et la vie, en nous arrêtant chez Hegel, Bergson et Merleau-Ponty, mais aussi des écrivains, nous explorerons le sens de ce mystérieux vocable.

par Olivier Dhilly

L’après-midi de 16h00 à 17h15

La notion de souveraineté revient au-devant de la scène à la faveur des crises que nous traversons, face à la globalisation, face au développement des technologies etc… Tantôt considérée comme synonyme de liberté et d’autonomie face à un monde qui serait devenu lisse, tantôt fustigée comme synonyme de domination et de repli sur soi, elle semble être au cœur des débats politiques contemporains. Mais de quelle souveraineté parlons-nous ? Souveraineté de l’Etat, souveraineté du peuple ? Comment penser la souveraineté au 21ème siècle et quelle valeur lui accorder ?

par Eric Fiat 

Le matin de 11h30 à 13h

Il peut paraître provoquant, en une époque aussi dure que la nôtre, de reprendre le mot de Montaigne selon lequel « c’est chose tendre que la vie ».
Mais justement : essayer d’attendrir la vie des autres, n’est-ce pas une manière du devoir ? Comme disait Prévert : « Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple ».

par Albert Moukheiber

L’après-midi de 14h15 à 15h45

par Charles Pépin

Le matin de 9h30 à 11h00

Parce que la rencontre des autres est en même temps une redécouverte de soi et une découverte du monde. Petit voyage parmi les penseurs de l’altérité (Hegel, Martin Buber, Freud, Levinas, Sartre… )

par Myriam Revault d’Allonnes

L’après-midi de 14h15 à 15h45

« La pensée elle-même, écrit Hannah Arendt, naît des événements de l’expérience vécue et doit leur demeurer liée comme aux seuls guides propres à l’orienter ». Penser ce qui arrive, penser ce qui nous arrive : tel est le fil conducteur de son oeuvre. Pensée inclassable, irréductible à des catégories établies, elle nous convoque constamment à l’épreuve de l’événement et au surgissement de l’inédit. Nous tenterons de suivre le va-et-vient entre la méditation philosophique, la théorie politique et les données de l’expérience qui caractérise sa manière de philosopher. Et nous verrons en quoi il nous permet de penser et de repenser notre propre actualité et le monde que nous avons en partage.

par Jean-Michel Le Lannou

L’après-midi de 16h à 17h15

Le règne de la science et de la technologie nous exile de la réalité charnelle. Dans cette artificialisation, maintenant généralisée, les choses nous manquent. Cette absence est-elle cependant inéluctable ? Ne pourrions-nous, en deçà des concepts, retrouver le concret et un rapport authentique aux choses ? Où et par qui nous sont-elles présentées ?

par Jean-Michel Besnier

Le matin de 9h30 à 11h00 et l’après-midi de 14h15 à 15h45

On attend communément du philosophe qu’il mène une existence conforme à sa pensée. On lui reconnaît le plus souvent une vocation à construire une représentation cohérente et communicable du monde, une exigence d’harmonie et de bien-vivre. Cela veut-il dire que nous ne saurions jamais être déçus par un philosophe, ni éviter de le soupçonner d’imposture ? Bergson considérait que toute philosophie est l’expression développée d’une expérience. C’était dire qu’un noyau existentiel demeure au cœur des œuvres philosophiques. Comment ne pas imaginer, en ce sens, que la vie puisse troubler le concept et, pourquoi pas ? Rousseau écrit l’Emile après avoir abandonné ses enfants ; Sartre défend la liberté et soutient le stalinisme, Hegel jeune rêve de révolution et légitime au final l’Etat autoritaire… Nombre d’exemples d’apparentes incohérences entre philosophie et biographie incitent à mener l’enquête. Contre une tradition qui voudrait qu’une œuvre philosophique – comme une œuvre d’art – se suffise à elle-même, on se risquera à engager une biographie du concept et, par là même, à incarner la pensée. Certains philosophes ont livré délibérément des éléments de leur vie, assumant la part irréductible de leur existence au creux de leur pensée. D’autres, au contraire, en sont les victimes pour ainsi dire inconscientes.

Puisqu’il nous est toujours permis de nous réunir, nous vous attendons nombreux, In Presentia, ou en Visio,
dès le mardi 4 janvier à l’Hôtel de l’Industrie.

Nouveauté 2022, découvrez nos abonnements semestriels !

L’équipe des Mardis de la Philo