Complet !

Le cycle 3 Lectures féminines des monothéismes est désormais complet. Nous sommes désolés de ne plus pouvoir accepter aucune inscription. Les conférences de Delphine Horvilleur sont réservées à nos abonnés.

Le 20 novembre 2019 à 10h, première Matinée de la science !

Les Mardis de la Philo et le cinéma l’Arlequin lancent Les Matinées de la science, avec une conférence exceptionnelle de Luc Julia, patron de l’Intelligence Artificielle chez Samsung, co-créateur de l’application Siri d’Apple et Caroline Lair co-fondatrice de l’association Women in AI.

Les inscriptions sont ouvertes auprès de l’équipe des Mardis de la Philo pour un abonnement au 6 Matinées de cette première saison (tarif préférentiel pour nos abonnés 100€), ou sur le site du cinéma l’Arlequin pour une inscription à 1 Matinée.

Hommage à Monique Castillo

Monique Castillo nous a quittés le 22 septembre. Nous nous associons à la douleur de sa famille. Elle incarnait, mieux que personne, les Mardis de la Philo. Kantienne affirmée, elle déployait avec énergie et générosité une pensée toujours claire, libre et audacieuse.

Ses obsèques auront lieu lundi 30 septembre à 10h30 en l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge, Paris 14e.

Je tiens entre les mains un livre de Monique Castillo, Kant et l’avenir de la culture, que j’ai tellement lu, relu, annoté et souligné qu’il en est devenu illisible. Mais en l’ouvrant à n’importe quelle page, je retrouve intacte l’impatience qui m’avait saisie la première fois que je l’ai lu. Car il y a dans la manière dont il est écrit une urgence, presque une injonction : il fallait que ce soit dit et il faut que ce soit lu, au mieux et au plus vite. Le concept chez Monique Castillo est ainsi : impatient. Elle est parvenue à faire de Kant, ce sédentaire scrupuleux de la philosophie, un être de démonstrations mais de passions aussi. Sous sa plume, il prend des accents prophétiques, le rationalisme se fait enfiévré, tout d’enthousiasme et de vigueur. Monique Castillo ne pense pas à moitié.

A la lire, on comprend, et cela saute aux yeux dès le ton des premières lignes, que la philosophie n’est pas une activité pour les tièdes, pas un exercice à faire en milieu protégé et clos, de façon feutrée et mesurée. La philosophie est faite pour emporter, pour avancer. Un combat est à mener, un confort à déranger, Monique Castillo encourage à ne pas faire le pari de la tranquillité. La sincérité, ce talent qui consiste à dire ce qu’on pense et à rechercher la vérité, est, dans ce livre comme dans les autres, dans les cours qu’elle a donnés et auxquels j’ai eu la chance d’assister, bien plus qu’une qualité intellectuelle : une droiture morale – et ce n’est pas rien pour une kantienne. Car ainsi qu’elle le déclare à la toute fin de ce livre que je n’ai finalement jamais refermé : « Kant tient pour l’ennemi du peuple, bien plus que l’ignorance, la dissimulation et l’hypocrisie qui font douter des droits de la raison elle-même. » Laurence Devillairs