Programme 2020-2021

par François Rachline

Le matin de 9h30 à 11h

L’Ancien Testament est sans doute le bestseller le moins lu au monde. Comme tous les grands textes, il nous influence en profondeur, sans que nous l’ayons étudié ou même parcouru. Cet Himalaya de la littérature universelle, où s’est forgée la pensée occidentale, peut décourager les mieux intentionnés mais il offre aussi des trésors de sagesse à qui l’aborde sans désinvolture. Ce cycle propose d’en découvrir les grandeurs et les ambiguïtés, à partir d’une approche du texte biblique ouvrant sur sa dimension philosophique.

 

par Bertrand Vergely

Le matin de 9h30 à 11h

Quand la sagesse naît en Grèce, elle prend comme miroir des héros et des mythes libérateurs pour se réfléchir et se penser.

par Francis Wolff

Le matin de 11h30 à 13h

L’idée d’humanité a subi bien des vicissitudes au cours de l’histoire : du « vivant rationnel » de l’Antiquité à « l’homme neuronal » du XXIe siècle, chaque époque a eu sa définition, et chacune de ces définitions présente deux faces : l’une scientifique – dire ce qu’est l’homme, c’est dire ce qu’il peut connaître – l’autre éthique – dire ce qu’est l’homme, c’est dire comment on peut le traiter et comment il doit se conduire. Nous exposerons quatre définitions de l’humanité qui ont marqué notre histoire. Et nous interrogerons l’idée d’humanisme selon laquelle l’humanité est une valeur.

par Charles Pépin et Albert Moukheiber

Le matin de 11h30 à 13h

Comment penser ce qui nous est arrivé ? A l’aide de la philosophie, de la psychologie et des neurosciences, nous questionnerons les mutations dans le temps et dans l’espace, dans notre être et dans notre être ensemble, produites par le confinement et le déconfinement.

 

 

 

par Roger-Pol Droit

L’après-midi de 14h15 à 15h45

« Une série de notes au bas des pages de Platon », voilà la description que donnait Whitehead de la philosophie européenne. Le paradoxe est que cette œuvre fondatrice n’expose nulle part aucune doctrine explicitement présentée comme celle de Platon. Et si toute lecture de ces dialogues était personnelle, interactive, imprévisible ?

par Laurence Devillairs

L’après-midi de 14h15 à 15h45

Personnage à la force cinématographique et narrative puissante, le méchant fascine. Il suscite l’effroi mais aussi une forme d’admiration coupable. On voit dans la méchanceté une force, alors que la gentillesse est associée à une faiblesse. Gentil, on le serait toujours trop, car il serait préférable de hurler avec les loups. Et s’il fallait radicalement inverser notre vision des choses, et voir dans la bonté une force, dans la gentillesse un courage – et sans doute le plus grand qui soit ?

par Heinz Wismann

L’après-midi de 16h à 17h30

Quand la pensée la plus profonde naît de la rencontre entre poésie et philosophie.

par Pascale Cossart, Frédéric Tangy, Nicolas Baverez et Renaud Girard

L’après-midi de 16h à 17h30

Ce cycle propose de faire le point sur l’épidémie du COVID-19 et ses conséquences, avec 2 scientifiques, un historien et économiste, un spécialiste des questions géoplitique.

par Olivier Dhilly

Le matin de 9h30 à 11h

Les menaces nouvelles que nous connaissons rendent plausibles l’idée d’un naufrage de la modernité et conduisent à radicalement remettre en cause l’idée même de progrès. Telle la joie de l’apprenti sorcier qui se transforme en panique, l’enthousiasme face au constat selon lequel « on n’arrête pas le progrès » a laissé peu à peu la place à une inquiétude, à une forme de fatalisme qui va parfois jusqu’à affirmer l’imminence de la catastrophe. Faut-il dès lors abandonner l’idée de progrès, et avec elle la modernité et ses inventions telles que l’idée de sujet de droit et celle de démocratie ?…

par Delphine HorvilleurÉtienne Klein et Myriam Revault d’Allonnes

Le matin de 9h30 à 11h

Delphine Horvilleur – Relectures Bibliques

Étienne Klein – Idée de Génies

Rares sont les opportunités qui nous sont données de nous confronter aux textes écrits par les acteurs les plus importants de l’histoire de la physique. Un tel retour aux sources est pourtant essentiel pour comprendre que la physique, loin de se limiter à un ensemble de lois abstraites ou de théories sans âme, est aussi une véritable aventure humaine, faite de débats, de passions et, bien sûr, de coups de génie.

 

 

Myriam Revault d’Allonnes

par Pierre-Henri Tavoillot

Le matin de 11h30 à 13h

C’est entendu : il faudrait d’urgence moraliser la vie politique, le capitalisme, les relations hommes/femmes, le rapport aux animaux ou à la nature. Mais, d’un autre côté, notre époque semble convaincue par le diagnostic d’une « crise des valeurs », d’une perte des « repères », voire d’un « déclin de la morale ». Entre l’exigence de moralisation, le constat d’une incertitude éthique, et la hantise d’un « ordre moral », comment trancher ? Notre temps est-il voué à cette ambivalence mêlant excès de moralisme et déficit d’éthique ? Comment retrouver la juste mesure ?

par Eric Fiat

Le matin de 11h30 à 13h

Si notre raison nous dit ce qu’il faut faire, elle ne nous le fait pas faire – et Pascal eut bien raison de dire que « le plus grand philosophe du monde, sur une planche plus large qu’il ne faut, s’il y a au-dessous un précipice, quoique sa raison le convainque de sa sûreté, son imagination prévaudra. »
Alors soumettons la raison à quelques épreuves – dans le vif espoir qu’elle en sorte plus forte…

par Pierre Descotes

L’après-midi de 14h15 à 15h45

Comment penser la place de l’homme dans un univers voulu, créé et ordonné par un Dieu tout-puissant ? La réponse d’Augustin d’Hippone, dont la radicalité frappait déjà ses contemporains, constitue un des points de repère majeurs de la pensée chrétienne sur cette angoissante question : si Dieu peut tout, quel espace reste-t-il à la volonté et à la liberté humaines ?

 

par Sophie Galabru

Le matin de 14h15 à 15h45

Emmanuel Levinas est trop souvent résumé à l’éthique du visage. Pourtant, il pense aussi l’existence, le temps, la mort, l’art ou encore le travail et l’habitat, le désir et la fécondité. Comment l’éthique lévinassienne trouve-t-elle son origine dans une philosophie ?

par Jean-Michel Le Lannou

Le matin de 16h à 17h30

La philosophie d’Aristote est à la fois singulière et destinale. Elle ouvre en effet tous les aspects de la vie intellectuelle de l’Occident. Que ce soit pour y consentir et la prolonger, ou pour s’y opposer, il n’est pas de pensée, pas de pratique qui ne se déterminent par rapport à elle.
Nous naissons aristotélicien – voulons-nous le demeurer ? Voulons-nous, pouvons-nous échapper à la force de son enveloppante évidence ? Pourrions-nous vivre, penser et œuvrer sans Aristote ?

par Jean-Michel Besnier Le matin de 9h30 à 11h

Les crises sanitaires exposent l’humain à s’abandonner à l’instinct de conservation. Pourtant, une vie humaine ne se réduit pas à la santé des organes. Quels arguments philosophiques peuvent soutenir cette thèse ?

par Jean-Pierre Dupuy et Alexeï Grinbaum

Le matin de 16h à 17h15

La crise du COVID-19 a désemparé le monde intellectuel. Les clercs sont restés sans voix, ou ont appliqué de vieux schémas de pensée sans se laisser bousculer par l’événement, sidérés par le caractère inédit de la crise.